Nous y sommes, le 19 janvier 2012 le site Megaupload.com ne répond plus, fermé par le FBI américain. Les serveurs HTTP sont coupés le 19 puis les DNS changent le 21. Dans la foulée plusieurs sites de partage ferment eux aussi ou tout du moins restreignent leurs services, à l’exception de Rapidshare et Mediafire. Il n’y a qu’à voir sur le moteur de recherche spécialisé dans l’indexation de contenu sur ces sites de partages le nombre de services disparus aujourd’hui :
La conséquence naturelle de la fermeture de ces services est l’augmentation de l’utilisation des réseaux P2P, en particulier BitTorrent. Le site Ipoque, constructeur de routeurs, publie un observatoire de la nature de l’usage Internet sur ses routeurs qui montre bien ce phénomène.
Nous assisterons peut-être à une réhabilitation du P2P, qui permet de contrer la centralisation des contenus sur Internet. Mais aussi à une prise de conscience des dangers du Cloud, en effet si un centre de données tombe, qu’est-ce qui prouve qu’il est bien répliqué ailleurs ?
Enfin compte tenu des problématiques de bande passante qui peuvent agiter Orange, Cogent et Google en ce moment (YouTube rame chez Orange) le P2P permettrait de lutter contre cette centralisation des données.
En attendant, dans le monde un traité international de commerce donnant plus de droit aux multinationales, l’ACTA, est en passe d’être voté. Des citoyens se battent pour des idéologies avec plus ou moins de succès comme le groupe sans tête Anonymous, pendant que d’autres se font arrêter.
En France l’Hadopi et TMG sont sensés réprimander ceux qui téléchargent parmis les 500 fichiers les plus downloadés (quoique). J’espère que cela poussera les gens à ouvrir leurs horizons culturels autre part que le Top 50 Nrj et la Star’ Ac. Je ne peux que conseiller HypeMachine qui indexe les nouveautés sur les blogs musicaux ou encore PitchFork.
Finalement pour télécharger librement avec BitTorrent il reste toujours la possibilité d’utiliser des services gratuits comme Torrific qui télécharge les torrents à votre place et qu’il vous suffit de récupérer ensuite, ou encore un VPN gratuit qui vous permet d’anonymiser votre connexion.









